La pensée néoréactionnaire, ou NRx (Neoreaction), est une approche politique et philosophique qui remet en question les fondements de la démocratie moderne. Elle part notamment de l'idée que les démocraties contemporaines tendent structurellement vers l'expansion de l'État, l'égalitarisme et le progressisme.
Ses principaux axes de réflexion incluent :
- La critique de la démocratie : s'appuyant notamment sur des auteurs comme Curtis Yarvin et Hans-Hermann Hoppe, la pensée néoréactionnaire considère que les mécanismes démocratiques contemporains favorisent l'extension continue de l'État et un déplacement idéologique vers la gauche et le progressisme.
- La hiérarchie et les élites : la NRx remet en cause l'idéal égalitaire moderne et considère les hiérarchies comme une réalité naturelle des sociétés humaines. Elle s'intéresse notamment à la question de la protection des individus les plus compétents, productifs ou créateurs contre ce qui peut être interprété, dans une perspective nietzschéenne, comme une « revanche des faibles » ou une domination de la morale égalitaire.
- La souveraineté et l'efficacité : la pensée néoréactionnaire explore des formes alternatives d'organisation politique : monarchie, gouvernance entrepreneuriale, États dirigés comme des entreprises ou modèle du patchwork, dans lequel une multitude de juridictions souveraines et concurrentes remplaceraient les grands États centralisés.
Dans cette perspective, les individus pourraient davantage « voter avec leurs pieds », en choisissant de vivre dans la juridiction correspondant le mieux à leurs valeurs, leurs intérêts ou leurs préférences politiques.
En somme, la pensée néoréactionnaire cherche à imaginer des systèmes politiques dans lesquels la compétence, la technique, la reconnaissance des inégalités réelles et une gouvernance plus entrepreneuriale remplaceraient en partie le dogme égalitaire et les mécanismes de la démocratie représentative moderne.