Le national-conservatisme conjugue deux fidélités : celle de la nation, cadre souverain de la vie politique, et celle de la tradition, socle culturel et moral de la société. Il se définit contre le libéralisme mondialisé autant que contre la gauche multiculturaliste.
Ses marqueurs contemporains :
- La nation menacée : Le Suicide français d'Éric Zemmour lit un demi-siècle d'histoire de France comme une série de renoncements ; La France n'a pas dit son dernier mot en prolonge le constat.
- L'Europe des nations : Christoph Blocher en Suisse incarne une voie national-conservatrice européenne, attachée à l'indépendance et à la démocratie directe.
- Le constat occidental : Douglas Murray décrit une Europe qui doute d'elle-même ; Jean-Marie Le Pen a porté cette sensibilité sur la scène politique française pendant des décennies.
Ce courant se distingue du nationalisme pur par l'importance qu'il accorde aux mœurs, à la religion et à la continuité historique.