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Verdi par Lise Davidsen : une conquête inachevée
À côté de ses triomphes wagnériens qui l’ont imposée parmi les grands sopranos dramatiques de sa génération, Lise Davidsen avait déjà abordé plusieurs héroïnes verdiennes, de Leonora ( La Forza del destino ) à Elisabetta ( Don Carlo ), jusqu’à sa toute récente prise de rôle en Lady Macbeth au Met. On ne l’attendait pourtant pas si tôt dans un album entièrement consacré à Verdi, où viennent s’ajouter Amelia ( Un ballo in maschera ) et Aida. Elle semble prédestinée à ce répertoire par le format exceptionnel de la voix, avec son volume opulent, son immense palette dynamique, son timbre capiteux aux aigus cuivrés. Mais ces rôles exigent davantage qu’un instrument hors norme. Au-delà de la performance vocale, on y attend une incarnation. L’impression est celle d’un projet prématuré.
Résumé
L'article de Paolo Kowalski examine le dernier album de Lise Davidsen, qui se concentre sur l'œuvre de Verdi après ses succès dans le répertoire wagnérien. Bien que sa voix soit décrite comme exceptionnelle, avec un volume opulent et une palette dynamique riche, l'auteur souligne que l'interprétation des rôles verdien nécessite plus qu'une simple performance vocale. Il critique le manque de maturité stylistique de Davidsen, notant que son approche semble encore empruntée et qu'elle n'atteint pas le niveau des plus grandes interprètes du répertoire.
Points clés
- Lise Davidsen a déjà interprété plusieurs héroïnes verdiennes avant cet album.
- Son album comprend des airs de 'La Forza del destino', 'Don Carlo', 'Un ballo in maschera' et 'Aida'.
- Bien que sa voix soit impressionnante, elle manque de profondeur stylistique.
- L'article évoque le plaisir du chant, mais souligne un projet prématuré.
- La prise de son et l'orchestre sont loués pour leur qualité.
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