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Prisonniers arméniens en Azerbaïdjan : torture, isolement et croix brûlées

Depuis la chute de l'Artsakh en septembre 2023, des dizaines d'Arméniens sont détenus en Azerbaïdjan, où ils subissent des tortures et des violences en raison de leur foi chrétienne. Leur avocate a dénoncé des conditions de détention inhumaines et l'absence d'accès indépendant pour vérifier leur situation.

10 Septembre 20265:472 238 vues
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Résumé

La situation des prisonniers arméniens en Azerbaïdjan s'est détériorée depuis la chute de l'Artsakh en septembre 2023. Des militaires, des civils et d'anciens dirigeants politiques sont actuellement détenus, et des accusations graves de torture et d'isolement ont été formulées par leur avocate, Siranush Sahakyan, devant la Cour européenne des droits de l'homme. Les conditions de détention sont alarmantes, avec des allégations de violences physiques et psychologiques, ainsi que des atteintes à leur foi chrétienne, notamment des tatouages de croix brûlés ou découpés et l'interdiction de posséder des Bibles.

Le CICR, qui avait précédemment accès aux détenus, n'est plus présent en Azerbaïdjan depuis 2025, rendant impossible toute vérification indépendante des conditions de détention. Les prisonniers n'ont pratiquement aucun contact avec le monde extérieur, et les appels téléphoniques sont surveillés, ce qui soulève des questions sur la véracité des déclarations faites par ces détenus. Les accusations de mauvais traitements ne sont pas nouvelles, mais les récentes révélations sur les persécutions religieuses ajoutent une dimension inquiétante à cette crise.

Malgré la gravité des accusations, le gouvernement azerbaïdjanais les rejette catégoriquement, et les chancelleries européennes semblent silencieuses face à cette situation. Ce silence soulève des interrogations sur les motivations politiques et économiques derrière l'inaction des autorités, notamment en ce qui concerne les relations avec l'Azerbaïdjan et la gestion des droits de l'homme dans cette région.

Points clés

  • Des dizaines d'Arméniens sont détenus en Azerbaïdjan depuis la chute de l'Artsakh.
  • Accusations de torture, isolement et violences religieuses formulées par leur avocate.
  • Conditions de détention inhumaines, avec des allégations de mauvais traitements physiques.
  • Interdiction de posséder des Bibles et imposition de la lecture du Coran.
  • Absence d'accès indépendant pour vérifier les conditions de détention.
  • Silence des chancelleries européennes et du gouvernement arménien sur la situation.
  • Les accusations de torture et de persécution religieuse sont qualifiées d'infondées par l'Azerbaïdjan.