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Ouvrages de tous horizons, avec une attention particulière et assumée pour la pensée de droite
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Charlotte Belaich et ses coauteurs enquêtent sur des accusations de violences sexuelles, de pouvoir et de silence dans un milieu politique et militant. Le livre interroge les mecanismes de protection collective, les loyautes partisanes et la difficulte des victimes a faire entendre leur parole. Il s inscrit dans le sillage de #MeToo politique et des debats sur les violences sexistes.
Florence Bergeaud-Blackler analyse le frerisme comme ecosysteme ideologique, associatif et institutionnel lie aux Freres musulmans en Europe. Elle decrit ses reseaux, ses strategies d influence, son rapport au halal, a l education, aux normes sociales et au pouvoir politique. L ouvrage a suscite un debat public intense sur l islamisme, la laicite et les angles morts des institutions.
Jean-Philippe Jaworski signe un roman de fantasy politique situe dans l univers du Vieux Royaume. On y suit Benvenuto Gesufal, spadassin cynique et brillant, pris dans les intrigues d une cite inspiree de la Renaissance italienne. Le livre mele aventure, complots, violence, humour noir et observation des rapports de pouvoir. Son ampleur et son style en font l une des references francaises de la fantasy contemporaine.
Dans cet essai court et percutant, le philosophe et sociologue Geoffroy de Lagasnerie interroge l’échec récurrent des forces de gauche et progressistes depuis plusieurs décennies. Il part d’un constat simple : la gauche perd la plupart des combats qu’elle engage, stagne ou régresse, et vit une expérience généralisée d’impuissance politique. Lagasnerie distingue deux attitudes : **s’exprimer** (manifester, pétitionner, débattre, témoigner) et **agir** (produire des effets concrets et immédiats sur le réel). Selon lui, une grande partie du militantisme contemporain s’est transformée en pure communication symbolique, sans véritable capacité de transformation. Il appelle à repenser les stratégies politiques en privilégiant l’efficacité, l’action directe et le conflit assumé, plutôt que la conformité morale ou l’indignation stérile. L’ouvrage propose une réflexion sur les conditions d’une véritable puissance politique pour les forces émancipatrices.
Frédéric Lordon, économiste et philosophe au CNRS, signe dans ce texte satirique et polémique une charge virulente contre les mensonges et les hypocrisies du discours économique dominant. Le titre provocateur situe d'emblée le registre : il ne s'agit pas d'une critique académique feutrée mais d'une invective philosophique contre ceux qui prétendent transformer l'économie néolibérale en destin inévitable et en vérité scientifique. Lordon mobilise Spinoza et sa théorie des affects pour analyser comment le capitalisme contemporain capture les désirs et les énergies des individus au service de l'accumulation. Sa critique ne se limite pas aux dimensions économiques : il s'attaque à la façon dont le néolibéralisme a colonisé les imaginaires, les subjectivités et les formes de vie, rendant difficile même de concevoir des alternatives. Le texte combine rigueur théorique et verve polémique dans une prose souvent féroce qui n'épargne ni les économistes mainstream ni les responsables politiques qui les suivent. Lordon défend une position radicalement critique qui refuse tout réformisme partiel pour exiger une transformation structurelle des rapports de production. Cet ouvrage, difficile à classer entre l'essai politique, la satire et le traité philosophique, témoigne de la vitalité d'une pensée économique hétérodoxe qui refuse de se soumettre aux catégories dominantes.