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Ouvrages de tous horizons, avec une attention particulière et assumée pour la pensée de droite
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Publié en 1923 sous le titre Das dritte Reich, cet ouvrage d'Arthur Moeller van den Bruck, figure de la Révolution conservatrice, critique libéralisme occidental et marxisme et appelle à un renouveau national allemand fondé sur l'idée d'empire. Traduction française de Michel Grunewald, Peter Lang, 2025 ; sélection de l'Institut Iliade.
Chef-d'œuvre romanesque de Pierre Drieu la Rochelle paru chez Gallimard en 1939, et l'un des grands romans politiques du siècle. Gilles Gambier, orphelin riche et désœuvré, traverse la décomposition de l'entre-deux-guerres : snobisme parisien, guerre de 14, mariage bourgeois, aventure fasciste, illusion communiste, jusqu'au départ pour l'Espagne.
Paru en 1897, Les Déracinés est le premier tome du Roman de l'énergie nationale de Maurice Barrès. Sept jeunes Lorrains, marqués par leur professeur de philosophie, quittent Nancy pour Paris et s'y dispersent entre journalisme, politique et aventure : le roman de l'uprooting d'une génération et de la recherche d'une terre et d'un enracinement.
Écrit en 1970 et publié à titre posthume en 1987, cet essai d'Adriano Romualdi est le testament intellectuel d'une figure de la jeune droite italienne, proche d'Evola. Il y fait le procès d'une droite d'après-guerre incapable de doctrine et d'un nationalisme épuisé, et esquisse ce que devrait être une droite moderne : européenne, aristocratique de culture, assumant la modernité.
Paru en 1928 sous le sous-titre « Souvenirs de dix ans, 1918-1928 », ce livre-bilan de Georges Valois, fondateur du Faisceau, mêle mémoires et réquisitoire. Il y raconte ses ruptures - avec l'Action française, avec les milieux d'affaires - et développe sa thèse : la société moderne est dominée par la puissance anonyme de l'argent, contre laquelle il faut une organisation d'hommes libres et de producteurs.
Premier essai de Charles Maurras, publié chez Champion en 1898 en pleine affaire Dreyfus. À travers Chateaubriand, Michelet et Sainte-Beuve, il diagnostique trois idées qui ont désorganisé la France moderne - le prestige du passé, la démocratie exaltée, le pouvoir des lettrés - et esquisse déjà sa contre-proposition : l'ordre, la raison et la tradition.
Chef-d'œuvre dramatique de Zygmunt Krasiński, poète polonais de l'émigration, écrit en 1833-1835 et publié anonymement à Paris. Dans un royaume imaginaire, le comte Henri, chef d'une aristocratie en déroute, affronte Pankracy, chef des révoltés : la révolution triomphe, mais sa victoire s'achève dans l'épouvante quand apparaît le Christ, juge des deux camps.
Manifeste politique d'Arthur Moeller van den Bruck paru en 1919 chez Piper, dans l'Allemagne défaite de l'après-Armistice. L'histoire y oppose les jeunes peuples, encore capables de volonté et de croissance, aux vieux peuples installés dans leurs empires : l'Allemagne humiliée mais jeune doit inventer sa propre révolution, nationale et sociale, contre le libéralisme des vainqueurs.
Prononcés à Berlin occupée entre décembre 1807 et mars 1808, après Iéna et la paix de Tilsit, les Discours à la nation allemande sont le grand texte politique de Fichte. Sa thèse : la défaite militaire n'est pas fatale si la nation se refonde par l'éducation. La nation est une communauté vivante de langue et de culture, contre les sociétés mortes de l'imitation.
Thèse d'Armin Mohler parue en 1950, devenue la référence sur la nébuleuse de la Révolution conservatrice allemande. Entre 1918 et 1932 s'est formée une famille de pensée ni réactionnaire ni nazie - jeunes-conservateurs, révolutionnaires nationaux, mouvement bündisch, populistes - unie par le refus du libéralisme, du parlementarisme et de l'esprit de 1789, de Jünger à Schmitt.
Rodolph Cart repond aux theses de Daniel Conversano et d une partie de la mouvance identitaire. Il critique leurs impasses strategiques, leur rapport a la nation, a la race et a la politique concrete. Le livre prend la forme d une intervention interne a la droite radicale, cherchant a distinguer nationalisme politique, identitarisme et querelles doctrinales.
Frere Arnaud relit la figure de Clovis et le bapteme de la France dans une perspective catholique traditionnelle. Le livre presente l alliance entre foi chretienne, destin national et memoire monarchique comme fondement spirituel de l histoire francaise. Il s adresse a un lectorat attache a la tradition religieuse et a la vocation chretienne de la France.
Leon de Montesquiou expose une defense doctrinale du nationalisme francais dans la tradition monarchiste et maurrassienne. Il articule l attachement a la patrie, la continuite historique, l ordre politique et la critique de l individualisme democratique. L ouvrage permet de comprendre les fondements intellectuels d un nationalisme de droite ancre dans la tradition et l anti-revolution.
Anthologie d'articles de Charles Maurras publiée en 1937, composée pendant son incarcération à la Santé et ordonnée par lui-même pour offrir une synthèse de sa pensée. Elle s'ouvre sur la préface majeure « La Politique naturelle », qui en expose les fondements anthropologiques : l'homme ne naît ni libre ni égal, et la politique doit tenir compte de cette nature.
Dans cet ouvrage, Will Kymlicka propose une théorie libérale des droits des minorités afin de résoudre les tensions croissantes au sein des États démocratiques diversifiés. L'auteur soutient que les principes traditionnels des droits de l'homme sont insuffisants pour traiter des questions complexes telles que les droits linguistiques ou l'autonomie régionale, car ils ont longtemps privilégié un modèle idéalisé de communauté homogène. Pour structurer son analyse, il établit une distinction fondamentale entre les minorités nationales, issues de l'incorporation de cultures autrefois autonomes, et les groupes ethniques nés de l'immigration volontaire. Alors que les premières aspirent généralement à une forme d'autogouvernement pour préserver leur identité distincte, les seconds cherchent plutôt à s'intégrer au sein de la société majoritaire tout en obtenant une reconnaissance de leur héritage. L'objectif final est de démontrer que l'octroi de protections externes à ces groupes est non seulement compatible avec la liberté individuelle, mais essentiel à la justice sociale dans un monde marqué par le pluralisme culturel.
Cet ouvrage de David Miller explore la nature de la nationalité en tant qu’identité collective et principe politique fondamental dans le monde contemporain. L'auteur définit la nation comme une communauté imaginée et active, ancrée dans une continuité historique et liée à un territoire géographique spécifique par une culture publique partagée. Bien qu'il reconnaisse que les identités nationales comportent souvent des éléments de mythe ou de fiction, Miller soutient qu'elles sont essentielles pour cimenter une communauté éthique capable de soutenir des obligations mutuelles et une autodétermination politique. En distinguant soigneusement la nationalité de l'appartenance ethnique et de l'État, il cherche à construire une défense rationnelle du sentiment national qui soit compatible avec les valeurs libérales et la délibération démocratique ouverte.
Cet ouvrage propose une extension de sa théorie du contrat social à l'échelle mondiale, définissant ce qu'il nomme une utopie réaliste où la paix et la justice régneraient entre les nations. L'auteur y distingue les peuples des États traditionnels, arguant que les peuples possèdent une nature morale qui les pousse à respecter des principes de coopération plutôt que de simples intérêts de puissance. À travers le concept du Droit des Peuples, Rawls explique comment les sociétés libérales et les sociétés décentes (non libérales mais respectueuses des droits humains) peuvent coexister pacifiquement en adhérant à une base commune de raison publique. Le texte explore également la théorie non idéale, abordant les conditions sous lesquelles une guerre juste peut être menée contre des États hors-la-loi ou le devoir d'assistance envers les sociétés entravées par des conditions économiques défavorables. En somme, ce projet intellectuel vise à démontrer qu'un monde juste est possible si les institutions domestiques éliminent les injustices politiques majeures, faisant ainsi disparaître les grands maux de l'histoire humaine.
L’ancienne actrice livre un réquisitoire virulent contre la déchéance de la société moderne. Retirée dans sa maison à La Madrague, elle exprime sa profonde amertume face à la perte des traditions françaises et dénonce avec véhémence la cruauté animale, qu'il s'agisse de l'élevage industriel ou des sacrifices rituels. Ses écrits abordent des sujets polémiques tels que l'immigration, l'homosexualité exhibitionniste et l'inefficacité du gouvernement, témoignant d'une nostalgie marquée pour la France des années cinquante. Au fil des pages, l'auteure oppose la pureté et la fidélité des animaux à la corruption et au matérialisme des êtres humains. Ce texte constitue à la fois une profession de foi pour sa fondation et le testament moral d'une icône révoltée par son époque.
Anthony D. Smith montre que les nations modernes ne surgissent pas ex nihilo : elles prolongent des communautés ethniques anciennes dont elles reprennent les mythes, symboles, mémoires et valeurs. Contre les modernistes qui voient la nation comme entièrement récente et contre les primordialistes qui la pensent naturelle, Smith défend une voie médiane : la nation est une construction moderne fondée sur des matériaux pré-modernes. Il distingue le modèle civique-occidental et le modèle ethnique-généalogique, et montre comment l’État moderne, la citoyenneté et la mobilisation de masse ont réorganisé sans effacer les héritages culturels et historiques. Pour Smith, la nation n’abandonne pas l’ethnie : elle la transforme, la politise et la réactive pour garantir continuité et identité.