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Ouvrages de tous horizons, avec une attention particulière et assumée pour la pensée de droite
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Publié en 2014, Hôtel Europe est le récit que Bernard-Henri Lévy tire de ses voyages en Ukraine au moment de Maïdan. Pièce-monologue écrite pour être jouée, suivie de réflexions sur l'Europe, le livre fait du soulèvement ukrainien un test pour la conscience européenne : ce qui se jouait à Kiev, soutient l'auteur, c'était l'avenir même de l'idée d'Europe.
Publiée en 1986, un an après la mort de Fernand Braudel, L'Identité de la France est le testament intellectuel du grand historien des Annales. En trois volumes rassemblés ici en un, il y applique à la France sa méthode de la longue durée : géographie, économie, société et culture replacées dans des rythmes de plusieurs siècles. Une somme pour comprendre ce pays autrement que par ses événements.
Publié en 2007, Achever Clausewitz rassemble les entretiens de René Girard avec Benoît Chantre autour du traité De la guerre. L'anthropologue y lit chez Clausewitz une intuition du duel et de l'escalade aux extrêmes que la tradition stratégique aurait occultée, et prolonge sa théorie mimétique en une méditation sur la violence contemporaine, de la montée aux extrêmes à la menace nucléaire.
Publiés en 1983, l'année de sa mort, les Mémoires de Raymond Aron couvrent cinquante ans de réflexion politique, de l'Allemagne de Weimar à la fin des années 1970. Le sociologue y revient sur son itinéraire - la guerre, Londres, le journalisme, l'université - et sur les grandes controverses du siècle, avec le recul d'un témoin qui a pris part à presque tous les débats de son époque.
Essai polémique de Maxime Vivas, journaliste et essayiste français, publié en 2020 aux éditions Delga. S'appuyant sur deux voyages au Xinjiang, il y soutient que les accusations occidentales de « génocide » et de camps visant les Ouïghours relèvent de la désinformation, et décrit une région en développement combattant terrorisme et séparatisme.
Alain Soral propose une lecture geopolitique et ideologique du pouvoir contemporain, qu il designe sous le nom d Empire. Il y mele critique du liberalisme, de l atlantisme, des medias, du capitalisme financier et des guerres occidentales. L ouvrage se veut une synthese polemique de ses theses sur la domination, l oligarchie et la perte de souverainete des nations, avec un ton de combat caracteristique de son univers intellectuel.
L’Histoire de France de Jacques Bainville propose une lecture continue et géopolitique du destin français, depuis la Gaule romanisée jusqu’à l’après-1918. Il y montre comment la France s’est patiemment construite autour de la monarchie capétienne, seule force capable d’unifier un territoire morcelé et d’assurer la cohérence politique du pays face aux puissances voisines. Pour Bainville, l’histoire française est une chaîne de causes et de conséquences où chaque erreur – guerres civiles, divisions idéologiques, ruptures révolutionnaires – affaiblit durablement la nation. Il insiste sur la menace récurrente de l’Allemagne, née de la politique napoléonienne, et sur l’instabilité chronique du XIXe siècle qui conduit aux catastrophes de 1870 puis aux fragilités de 1914. Même la victoire de la Grande Guerre lui semble compromise par un traité de Versailles trop clément. Au total, Bainville défend l’idée que la grandeur française repose sur la continuité, la prudence et la force organisatrice de l’État.
Le présent ouvrage est le texte des leçons professées par Raymond Aron à l’École Nationale d’Administration en 1952. Il ne constitue pas un exposé de faits ou de doctrines mais une analyse conceptuelle de la démocratie moderne dans ses deux versions antithétiques : institutions représentatives des grands pays occidentaux d’une part, démocraties populaires de l’autre. Il s’attache à définir, au-delà de leurs idéaux proclamés (égalité, liberté, souveraineté populaire, avènement d’une société sans classe), leur réalité essentielle, leur logique interne, en un mot leur principe. La conquête du pouvoir résulte pour les premières d’une compétition pacifique ; son exercice fait appel à l’art du compromis : l’expression des mécontentements catégoriels nés d’un état social naturellement imparfait peut s’y donner libre cours. Dans les secondes les gouvernants tirent leur légitimité d’un processus révolutionnaire mené au nom d’une doctrine millénariste qui justifie l’élimination des opposants et l’emprise d’un parti unique sur l’ensemble de la vie sociale. Comment, à partir de ces prémisses, discerner leur évolution comme leur devenir ? Telle est, dans la lignée de la pensée politique classique, la question centrale de ce livre où Raymond Aron enseigne avec une rigueur méthodique exemplaire l’art de soumettre à la raison les passions politiques de notre temps.
Tim Flannery, paléontologue australien de renom, propose dans cet ouvrage une fresque époustouflante de l'histoire naturelle de l'Europe s'étendant sur cent millions d'années. Loin d'une perspective exclusivement géopolitique contemporaine, l'auteur inscrit le continent européen dans une temporalité géologique profonde, envisageant l'Europe comme un supercontinent façonné par les mouvements tectoniques, l'évolution des espèces et les transformations climatiques. Cette analyse novatrice révèle comment l'Europe s'est constituée progressivement comme carrefour de biodiversité accueillant des espèces migratrices en provenance d'Asie, d'Afrique et d'Amérique du Nord. Flannery examine les ruptures environnementales qui ont modelé la faune et la flore, tout en consacrant une attention particulière à l'apparition et à l'évolution de nos ancêtres humains préhistoriques. Son dernier chapitre, traitant l'Europe contemporaine des XXe et XXIe siècles, aborde les questions existentielles de notre époque : les possibilités de recréation génétique d'espèces disparues et la responsabilité humaine face à la préservation écologique. Cette combinaison de paléontologie rigoureuse et de narration captivante transforme la géographie continentale en véritable histoire du vivant.
Edition mise à jour En tant que géographe, Stéphane Rosière apporte ici un éclairage essentiel sur les disciplines éminemment spatiales que sont la géographie politique et la géopolitique. Il les présente de manière tout à fait originale en tant que savoirs distincts, mais formant, ensemble, un tout cohérent. La géographie politique est l’étude du « cadre politique » qui est formé de territoires de lignes – frontières et réseaux – , et de pôles structurants. Cette discipline, trop marginale en France, est surtout développée dans les pays anglo-saxons. La connaissance du cadre politique est pourtant nécessaire à tout raisonnement géopolitique. La géopolitique est l’étude de l’espace considéré comme « enjeu ». À ce titre, elle implique alors une connaissance des acteurs, de leurs représentations territoriales, de leurs pratiques de l’espace, et de leurs motivations. La finalité de cet ouvrage est donc de présenter l’essentiel des concepts opératoires pour mener à bien des analyses de géographie politique ou de géopolitique. Il a ainsi pour ambition d’être une véritable « grammaire » de l’espace politique en proposant des définitions claires et rigoureuses, et une méthodologie cohérente pour ces deux disciplines. Cette approche paraît nécessaire alors que chercheurs et citoyens sont confrontés à une mondialisation non pacifiée, à un monde fragmenté et parcouru de tensions. En effet, la compréhension du monde passe aussi par une bonne connaissance de ces savoirs géographiques.
Daniel Lefeuvre conteste les discours de repentance qui reduisent l histoire coloniale francaise a une logique uniquement criminelle ou predatrice. A partir de donnees historiques, economiques et demographiques, il examine notamment le cas de l Algerie et discute plusieurs idees recues sur les profits de la colonisation, l exploitation et les responsabilites politiques. L ouvrage defend une approche critique mais documentee du fait colonial, opposee a la fois a l apologie nostalgique et a la culpabilisation permanente.
Gérard Longuet, figure historique du libéralisme français et ancien ministre, livre dans cet essai autobiographique et intellectuel le bilan d'une longue carrière dédiée à la défense des idées libérales en France. Ce n'est pas uniquement un récit de vie politique, mais aussi une réflexion sur l'avenir du libéralisme face aux transformations profondes que traverse la société française contemporaine. Longuet y analyse les raisons pour lesquelles le libéralisme peine à s'imposer durablement dans le paysage politique français, malgré ses succès électoraux partiels et la pertinence persistante de ses idées fondatrices. Il revisite les grandes batailles idéologiques des cinquante dernières années, dessinant en creux les contours d'un libéralisme renouvelé capable de répondre aux défis du XXIe siècle : mondialisation, révolution numérique, crise de confiance dans les institutions démocratiques. L'ouvrage dépasse le simple témoignage personnel pour constituer une contribution au débat sur la place du libéralisme dans la vie politique française, rappelant que la liberté individuelle, la responsabilité et l'initiative privée demeurent des valeurs indispensables à la vitalité des démocraties contemporaines.
La carte n'est pas le territoire : malgré leurs visées scientifiques, les cartes sont toujours subjectives, et intimement liées au contexte dans lequel elles naissent. Les cartographes ne se contentent pas de représenter le monde : ils le construisent, à partir des idées de leur époque et, de leur culture. Telle est la thèse de Jerry Brotton, et le point de départ de cet extraordinaire voyage à travers le temps et l'espace. En observant à la loupe douze cartes du monde, il ouvre autant, de fenêtres sur des civilisations aussi différentes que la Grèce antique et la Corée du XVe siècle, l'Europe des grandes découvertes et celle de la Révolution française, jusqu'au monde globalisé d'aujourd'hui, placé sous l'oeil de Google Earth. A l'issue de ce périple aussi captivant qu'instructif, on aura appris une foule de choses : saviez-vous de quand date l'habitude de placer le Nord en haut d'une carte ? quel planisphère a donné son nom à l'Amérique ? et vous doutiez-vous que, malgré les apparences, les cartes d'aujourd'hui ne sont pas plus définitives ni plus objectives que celles d'autrefois ? Lecteurs de ce livre, vous ne regarderez plus jamais votre GPS de la même façon.
Thomas Sowell reunit plusieurs essais sur la culture, les inegalites, l histoire des groupes et les erreurs d interpretation liees a la race. Il conteste des explications purement discriminatoires et insiste sur les effets de l histoire, des comportements transmis et des incitations sociales. L ouvrage defend une approche comparative et empirique, souvent critique des theses progressistes americaines.
Henry Laurens, historien spécialiste du Moyen-Orient et professeur au Collège de France, offre dans cet ouvrage une synthèse équilibrée et documentée du conflit israélo-palestinien depuis ses origines jusqu'à nos jours. Refusant les simplifications militantes qui réduisent ce conflit complexe à un affrontement binaire entre victimes et oppresseurs, Laurens reconstruit patiemment les logiques historiques, politiques et diplomatiques qui ont conduit à l'impasse actuelle. L'analyse commence avec le sionisme et le nationalisme arabe naissants à la fin du XIXe siècle, traverse les mandats britanniques, la création de l'État d'Israël en 1948, les guerres successives, les tentatives de paix et les cycles de violence. Laurens accorde une attention particulière aux dynamiques internes de chaque camp – divisions politiques, évolutions idéologiques, pressions démographiques – sans jamais perdre de vue les enjeux régionaux et internationaux. Son approche analytique s'efforce de comprendre les logiques propres à chaque acteur sans les justifier, offrant au lecteur les outils nécessaires pour naviguer dans un débat souvent plus passionnel que rigoureux. Cet ouvrage constitue une référence indispensable pour quiconque souhaite comprendre l'une des questions les plus explosives de la géopolitique mondiale contemporaine.
Gilles Kepel, politologue spécialiste de l'islam et du monde arabe, propose dans cet ouvrage ambitieux une lecture des transformations de l'islam contemporain qui s'oppose aux thèses de l'islamophobie comme aux apologétiques de l'islam politique. Kepel analyse la montée en puissance des courants salafistes et djihadistes non comme expression authentique d'une tradition religieuse millénaire mais comme produit de ruptures historiques récentes : la révolution iranienne, l'exportation du wahhabisme saoudien, les défaites du nationalisme arabe. Son diagnostic central est que l'islam politique est entré dans une phase de « fitna » – guerre civile – entre courants concurrents, et que l'Europe constitue le terrain d'une bataille idéologique cruciale pour définir l'avenir du monde musulman. Kepel examine avec une rigueur analytique particulière les transformations des communautés musulmanes européennes, distinguant les différentes générations et les différents courants qui les traversent. Il s'oppose à une vision homogénéisante qui ferait de tous les musulmans des adeptes potentiels du radicalisme, tout en refusant de minimiser la réalité du problème djihadiste. Penser l'Islam constitue une contribution majeure à un débat souvent manichéen, offrant les outils analytiques nécessaires pour comprendre un phénomène religieux et politique d'une complexité considérable.
Éric Naulleau et Michel Onfray sont deux hommes de gauche qu'une prétendue gauche n'aime pas. Ils ne souscrivent ni au marché qui fait la loi ni au fouet qui s'y substituerait. Ils ne pensent pas que la gauche ait pour fonction de diluer la Nation dans une Europe libérale travaillant à l'Empire, ni que le wokisme, la cancel culture, l'islamo-gauchisme, la location d'utérus et la vente d'enfants constituent l'horizon indépassable de la gauche contemporaine. L'un et l'autre ne font leur deuil ni du peuple old school, ni de l'École républicaine, ni du régalien, ni du service public, ni de l'intérêt général, ni des humanités, ni de la culture classique. Leur échange exerce un droit d'inventaire pour ranimer un héritage dont Proudhon et Jaurès n'auraient pas à rougir. Un quelque chose qui se nomme socialisme et qui n'a rien à voir avec le marxisme.
Cet ouvrage propose une exploration complète de l'histoire du continent africain, depuis les premières civilisations jusqu'à nos jours. Il aborde les grandes périodes historiques, les dynamiques politiques, économiques et culturelles qui ont façonné l'Afrique. L'auteur met en lumière les interactions entre l'Afrique et le reste du monde, tout en soulignant les spécificités locales. Il insiste notamment sur l’impact déterminant des transformations climatiques préhistoriques, sur la conquête et l’islamisation de l’Afrique du Nord, sur l’essor des grands empires sahéliens et sur les effets cumulatifs des trois traites esclavagistes. L’analyse se poursuit avec l’impérialisme du XIXe siècle et le partage du continent à Berlin, puis avec la décolonisation rapide après 1960 et les défis posés par des frontières héritées de l’époque coloniale. Enfin, l’ouvrage montre comment, depuis la fin de la Guerre froide, la réaffirmation des identités ethniques et l’importation de modèles politiques occidentaux ont engendré des tensions contemporaines qui structurent encore la vie politique africaine.
Cette œuvre séminale de Samuel Huntington propose un nouveau paradigme géopolitique pour l'après-Guerre froide, affirmant que les conflits majeurs ne sont plus idéologiques mais culturels. L'auteur définit les civilisations comme les entités collectives les plus vastes, structurées par la religion, l'histoire et la langue. Il observe un déclin relatif de l'Occident face à la montée en puissance de l'Asie et à la résurgence de l'Islam, créant des tensions aux lignes de fracture du globe. Le texte examine également le défi des pays "déchirés" qui tentent de changer d'identité culturelle, comme la Turquie ou la Russie. En conclusion, Huntington plaide pour que l'Occident préserve son héritage unique tout en renonçant à l'universalisme pour éviter une guerre mondiale entre blocs civilisationnels.
L’islam est-il une religion de paix ou de guerre ? Est-il réformable ? Pourquoi tant de musulmans semblent-ils attirés par l’extrémisme ? Et que signifient réellement des mots comme djihadisme et fondamentalisme ? Dans un monde déchiré par l’incompréhension et la violence, Sam Harris – athée célèbre – et Maajid Nawaz – ancien radical – montrent comment deux personnes aux convictions religieuses très différentes peuvent trouver un terrain d’entente et vous invitent à participer à une conversation dont l’urgence s’impose. « Quelle bouffée d’air frais que de lire un échange honnête et pourtant chaleureux entre Maajid Nawaz, islamiste devenu musulman libéral, et Sam Harris, le neuroscientifique qui défend un athéisme empreint de pleine conscience… Leur dialogue dissipe de nombreuses confusions qui empoisonnent le débat public sur l’islam. » – Irshad Manji, New York Times Book Review « Il est malheureusement rare, à n’importe quelle époque, de trouver un dialogue fondé sur les faits et la raison – et il est plus rare encore que des intellectuels musulmans et non musulmans parviennent à garder la distance critique nécessaire sur de grandes questions concernant l’islam. Ce qui fait de Islam and the Future of Tolerance une sorte de licorne… La plupart des conversations sur la religion sont marquées par l’incapacité des deux camps à s’écouter ; mais ici, enfin, se tient un véritable débat. » – New Statesman
Les maudits de l'histoire " Il est remarquable que la dictature soit à présent contagieuse, comme le fut jadis la liberté. " Paul Valéry, Regards sur le monde actuel Si la dictature est aussi ancienne que l'histoire, le phénomène prend un tournant majeur au sortir de la Première Guerre mondiale avec l'avènement des totalitarismes soviétique et fasciste, avant que la crise de 1929 ne favorise le triomphe du nazisme. Quatre générations durant, sur tous les continents, des régimes hantés par l'idéologie vont faire régner un ordre de fer, présidant aux guerres et exterminations d'un siècle barbare qui a retourné le progrès contre l'humanité. Cette forme absolue de l'absolutisme est orchestrée par des chefs impitoyables et cruels, tous jouant par essence un rôle prépondérant au sein d'un régime qu'ils marquent au fer rouge de leur empreinte. Leurs profils et leurs caractères sont différents, souvent opposés, mais ils communient dans une même soif de pouvoir fondée sur la banalisation de la terreur, une même défiance envers leurs semblables et le mépris le plus profond de la vie humaine et, plus largement, de toute forme de liberté. Pour la première fois est ici brossé le portrait des plus édifiants d'entre eux, qu'ils soient célèbres, méconnus ou oubliés ; vingt-deux portraits d'envergure où l'exhaustivité de l'enquête se conjugue avec l'art narratif des meilleurs journalistes et historiens actuels réunis à dessein par Olivier Guez qui signe une préface magistrale.
L'Occident est engagé sur une pente qui pourrait bien lui être fatale à brève échéance. Il ne s'agit pas d'une prophétie mais d'un diagnostic sur l'état mental, moral, intellectuel de nos sociétés, sur le mal qui les ronge et qui détruit sous nos yeux un idéal humain auquel ont travaillé des millénaires d'histoire, de religion et de civilisation. L'Occident n'est pas menacé par le déclin de sa puissance relative face aux puissances émergentes qui le concurrencent dans un monde qu'il avait l'habitude de dominer sans partage. Le plus grand danger n'est pas dehors mais dedans, dans l'obstination d'une majorité des élites occidentales à penser que le progrès économique, scientifique et technique a changé la nature de l'homme et dans leur orgueil démesuré à croire qu'elles sont les architectes d'un Nouveau Monde où les leçons du passé n'ont plus aucune valeur. Ce n'est pas la première fois que l'idéologie de la table rase s'attaque à ce que la civilisation a construit pour canaliser les instincts sauvages qui demeurent éternellement au plus profond de la nature humaine. Ne pas prendre conscience de ce qui est en train de s'effondrer dans l'homme occidental, c'est laisser se tendre à nouveau le ressort des grandes tragédies. Et une fois que le ressort est tendu, la tragédie, implacablement, va jusqu'à son terme. Le but de ce livre : nous forcer à ouvrir les yeux avant qu'il soit trop tard.
L’Union européenne est en crise, une crise non seulement économique et institutionnelle mais aussi identitaire. Et les années à venir seront décisives pour sa survie en tant qu’acteur politique majeur. Qui parle de « crise identitaire » parle automatiquement de racines culturelles et religieuses. Dans le cas de l’Union, avoir les idéés claires exige de remonter un passé plus que millénaire. C’est dans cette perspective que ce livre s’inscrit en analysant l’importance de la république romaine tardive pour l’identité européenne du XXIème siècle. David Engels propose est une comparaison rigoureuse entre les évènements du monde romain du 1er siècle av JC et l’Europe actuelle. Plus simple d’accès que la grande étude d’Oswald Spengler (Le Déclin de l’Occident, Gallimard), cette comparaison se révèle stupéfiante et renferme certaines clés importantes pour comprendre de nombreux problèmes actuels.
Le tome 4 de la série C'était le XXe siècle d’Alain Decaux, publié en 1999. Ce volume couvre l’après-guerre (1947-1963), période de Guerre froide intense entre États-Unis et URSS. Alain Decaux, historien et conteur talentueux, raconte sous forme d’épisodes marquants les grands événements et drames qui ont mobilisé l’opinion mondiale : l’affaire de l’Exodus (survivants de la Shoah), la mort de Staline, la crise de Suez (1956), le détournement de l’avion de Ben Bella, l’insurrection de Budapest (1956), le 13 mai 1958 en Algérie, la crise des missiles de Cuba (1962) et l’assassinat de John F. Kennedy (1963). Écrit dans un style vivant et narratif, le livre mêle anecdote, analyse et émotion pour faire revivre ces moments décisifs qui ont failli plonger le monde dans une troisième guerre mondiale. Un regard captivant sur l’accélération de l’histoire au milieu du XXe siècle.
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