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Ouvrages de tous horizons, avec une attention particulière et assumée pour la pensée de droite
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L’Histoire de France de Jacques Bainville propose une lecture continue et géopolitique du destin français, depuis la Gaule romanisée jusqu’à l’après-1918. Il y montre comment la France s’est patiemment construite autour de la monarchie capétienne, seule force capable d’unifier un territoire morcelé et d’assurer la cohérence politique du pays face aux puissances voisines. Pour Bainville, l’histoire française est une chaîne de causes et de conséquences où chaque erreur – guerres civiles, divisions idéologiques, ruptures révolutionnaires – affaiblit durablement la nation. Il insiste sur la menace récurrente de l’Allemagne, née de la politique napoléonienne, et sur l’instabilité chronique du XIXe siècle qui conduit aux catastrophes de 1870 puis aux fragilités de 1914. Même la victoire de la Grande Guerre lui semble compromise par un traité de Versailles trop clément. Au total, Bainville défend l’idée que la grandeur française repose sur la continuité, la prudence et la force organisatrice de l’État.
Le présent ouvrage est le texte des leçons professées par Raymond Aron à l’École Nationale d’Administration en 1952. Il ne constitue pas un exposé de faits ou de doctrines mais une analyse conceptuelle de la démocratie moderne dans ses deux versions antithétiques : institutions représentatives des grands pays occidentaux d’une part, démocraties populaires de l’autre. Il s’attache à définir, au-delà de leurs idéaux proclamés (égalité, liberté, souveraineté populaire, avènement d’une société sans classe), leur réalité essentielle, leur logique interne, en un mot leur principe. La conquête du pouvoir résulte pour les premières d’une compétition pacifique ; son exercice fait appel à l’art du compromis : l’expression des mécontentements catégoriels nés d’un état social naturellement imparfait peut s’y donner libre cours. Dans les secondes les gouvernants tirent leur légitimité d’un processus révolutionnaire mené au nom d’une doctrine millénariste qui justifie l’élimination des opposants et l’emprise d’un parti unique sur l’ensemble de la vie sociale. Comment, à partir de ces prémisses, discerner leur évolution comme leur devenir ? Telle est, dans la lignée de la pensée politique classique, la question centrale de ce livre où Raymond Aron enseigne avec une rigueur méthodique exemplaire l’art de soumettre à la raison les passions politiques de notre temps.
Tim Flannery, paléontologue australien de renom, propose dans cet ouvrage une fresque époustouflante de l'histoire naturelle de l'Europe s'étendant sur cent millions d'années. Loin d'une perspective exclusivement géopolitique contemporaine, l'auteur inscrit le continent européen dans une temporalité géologique profonde, envisageant l'Europe comme un supercontinent façonné par les mouvements tectoniques, l'évolution des espèces et les transformations climatiques. Cette analyse novatrice révèle comment l'Europe s'est constituée progressivement comme carrefour de biodiversité accueillant des espèces migratrices en provenance d'Asie, d'Afrique et d'Amérique du Nord. Flannery examine les ruptures environnementales qui ont modelé la faune et la flore, tout en consacrant une attention particulière à l'apparition et à l'évolution de nos ancêtres humains préhistoriques. Son dernier chapitre, traitant l'Europe contemporaine des XXe et XXIe siècles, aborde les questions existentielles de notre époque : les possibilités de recréation génétique d'espèces disparues et la responsabilité humaine face à la préservation écologique. Cette combinaison de paléontologie rigoureuse et de narration captivante transforme la géographie continentale en véritable histoire du vivant.
Edition mise à jour En tant que géographe, Stéphane Rosière apporte ici un éclairage essentiel sur les disciplines éminemment spatiales que sont la géographie politique et la géopolitique. Il les présente de manière tout à fait originale en tant que savoirs distincts, mais formant, ensemble, un tout cohérent. La géographie politique est l’étude du « cadre politique » qui est formé de territoires de lignes – frontières et réseaux – , et de pôles structurants. Cette discipline, trop marginale en France, est surtout développée dans les pays anglo-saxons. La connaissance du cadre politique est pourtant nécessaire à tout raisonnement géopolitique. La géopolitique est l’étude de l’espace considéré comme « enjeu ». À ce titre, elle implique alors une connaissance des acteurs, de leurs représentations territoriales, de leurs pratiques de l’espace, et de leurs motivations. La finalité de cet ouvrage est donc de présenter l’essentiel des concepts opératoires pour mener à bien des analyses de géographie politique ou de géopolitique. Il a ainsi pour ambition d’être une véritable « grammaire » de l’espace politique en proposant des définitions claires et rigoureuses, et une méthodologie cohérente pour ces deux disciplines. Cette approche paraît nécessaire alors que chercheurs et citoyens sont confrontés à une mondialisation non pacifiée, à un monde fragmenté et parcouru de tensions. En effet, la compréhension du monde passe aussi par une bonne connaissance de ces savoirs géographiques.
Daniel Lefeuvre, historien parisien spécialiste de l'Algérie coloniale et de l'histoire méditerranéenne, entreprend dans cet essai polémique une relecture radicale du passé colonial français. Armé de données statistiques précises et de sources documentaires rigoureuses, Lefeuvre s'oppose frontalement au discours de la repentance systématique qui domine depuis les années 1990, affirmant qu'une compréhension honnête du passé exige d'en examiner les réalités complexes sans parti pris idéologique. Son approche réfute tant l'hagiographie complaisante que le masochisme historiographique réduisant la colonisation à un manichéisme simpliste bien-mal. Lefeuvre contextualise les actions coloniales en les situant dans les dynamiques historiques réelles de leur époque, sans absoudre les atrocités mais en les confrontant aux chiffres vérifiables et aux véritables enjeux économiques, politiques et sociaux. Cet ouvrage invite à dépasser les débats idéologiques pour accéder à une vérité historique ancrée dans les faits documentés. La perspective de Lefeuvre propose une troisième voie entre l'amnésie volontaire et la culpabilité permanente, cherchant à instaurer un rapport plus mature à l'histoire coloniale française.
Gérard Longuet, figure historique du libéralisme français et ancien ministre, livre dans cet essai autobiographique et intellectuel le bilan d'une longue carrière dédiée à la défense des idées libérales en France. Ce n'est pas uniquement un récit de vie politique, mais aussi une réflexion sur l'avenir du libéralisme face aux transformations profondes que traverse la société française contemporaine. Longuet y analyse les raisons pour lesquelles le libéralisme peine à s'imposer durablement dans le paysage politique français, malgré ses succès électoraux partiels et la pertinence persistante de ses idées fondatrices. Il revisite les grandes batailles idéologiques des cinquante dernières années, dessinant en creux les contours d'un libéralisme renouvelé capable de répondre aux défis du XXIe siècle : mondialisation, révolution numérique, crise de confiance dans les institutions démocratiques. L'ouvrage dépasse le simple témoignage personnel pour constituer une contribution au débat sur la place du libéralisme dans la vie politique française, rappelant que la liberté individuelle, la responsabilité et l'initiative privée demeurent des valeurs indispensables à la vitalité des démocraties contemporaines.
Un recueil de six essais provocateurs publiés en 2005, où l’économiste conservateur examine la race, la culture et l’histoire. L’essai principal, qui donne son titre au livre, soutient une thèse controversée : la culture dite « de ghetto » des Afro-Américains urbains actuels provient non de l’esclavage ou d’une spécificité raciale, mais d’une sous-culture « redneck » (ou « cracker ») importée par les immigrants écossais-irlandais dans le Sud des États-Unis. Cette culture – violence, impulsivité, aversion pour l’éducation, irresponsabilité – a été partagée par les Blancs pauvres du Sud et adoptée par les esclaves noirs. Au XXe siècle, la plupart des Blancs du Sud l’ont abandonnée en s’élevant socialement, tandis qu’elle persiste dans les ghettos noirs. Sowell critique les libéraux blancs qui, par paternalisme, sacralisent cette culture dysfonctionnelle comme une « identité raciale » authentique, entravant ainsi l’ascension des Noirs. Les autres essais portent sur les minorités intermédiaires (Juifs), l’histoire de l’esclavage, l’Allemagne, l’éducation noire et le multiculturalisme. Un ouvrage iconoclaste qui remet en cause les explications dominantes sur les inégalités raciales.
Henry Laurens, historien spécialiste du Moyen-Orient et professeur au Collège de France, offre dans cet ouvrage une synthèse équilibrée et documentée du conflit israélo-palestinien depuis ses origines jusqu'à nos jours. Refusant les simplifications militantes qui réduisent ce conflit complexe à un affrontement binaire entre victimes et oppresseurs, Laurens reconstruit patiemment les logiques historiques, politiques et diplomatiques qui ont conduit à l'impasse actuelle. L'analyse commence avec le sionisme et le nationalisme arabe naissants à la fin du XIXe siècle, traverse les mandats britanniques, la création de l'État d'Israël en 1948, les guerres successives, les tentatives de paix et les cycles de violence. Laurens accorde une attention particulière aux dynamiques internes de chaque camp – divisions politiques, évolutions idéologiques, pressions démographiques – sans jamais perdre de vue les enjeux régionaux et internationaux. Son approche analytique s'efforce de comprendre les logiques propres à chaque acteur sans les justifier, offrant au lecteur les outils nécessaires pour naviguer dans un débat souvent plus passionnel que rigoureux. Cet ouvrage constitue une référence indispensable pour quiconque souhaite comprendre l'une des questions les plus explosives de la géopolitique mondiale contemporaine.
Gilles Kepel, politologue spécialiste de l'islam et du monde arabe, propose dans cet ouvrage ambitieux une lecture des transformations de l'islam contemporain qui s'oppose aux thèses de l'islamophobie comme aux apologétiques de l'islam politique. Kepel analyse la montée en puissance des courants salafistes et djihadistes non comme expression authentique d'une tradition religieuse millénaire mais comme produit de ruptures historiques récentes : la révolution iranienne, l'exportation du wahhabisme saoudien, les défaites du nationalisme arabe. Son diagnostic central est que l'islam politique est entré dans une phase de « fitna » – guerre civile – entre courants concurrents, et que l'Europe constitue le terrain d'une bataille idéologique cruciale pour définir l'avenir du monde musulman. Kepel examine avec une rigueur analytique particulière les transformations des communautés musulmanes européennes, distinguant les différentes générations et les différents courants qui les traversent. Il s'oppose à une vision homogénéisante qui ferait de tous les musulmans des adeptes potentiels du radicalisme, tout en refusant de minimiser la réalité du problème djihadiste. Penser l'Islam constitue une contribution majeure à un débat souvent manichéen, offrant les outils analytiques nécessaires pour comprendre un phénomène religieux et politique d'une complexité considérable.
Éric Naulleau et Michel Onfray sont deux hommes de gauche qu'une prétendue gauche n'aime pas. Ils ne souscrivent ni au marché qui fait la loi ni au fouet qui s'y substituerait. Ils ne pensent pas que la gauche ait pour fonction de diluer la Nation dans une Europe libérale travaillant à l'Empire, ni que le wokisme, la cancel culture, l'islamo-gauchisme, la location d'utérus et la vente d'enfants constituent l'horizon indépassable de la gauche contemporaine. L'un et l'autre ne font leur deuil ni du peuple old school, ni de l'École républicaine, ni du régalien, ni du service public, ni de l'intérêt général, ni des humanités, ni de la culture classique. Leur échange exerce un droit d'inventaire pour ranimer un héritage dont Proudhon et Jaurès n'auraient pas à rougir. Un quelque chose qui se nomme socialisme et qui n'a rien à voir avec le marxisme.
Cet ouvrage propose une exploration complète de l'histoire du continent africain, depuis les premières civilisations jusqu'à nos jours. Il aborde les grandes périodes historiques, les dynamiques politiques, économiques et culturelles qui ont façonné l'Afrique. L'auteur met en lumière les interactions entre l'Afrique et le reste du monde, tout en soulignant les spécificités locales. Il insiste notamment sur l’impact déterminant des transformations climatiques préhistoriques, sur la conquête et l’islamisation de l’Afrique du Nord, sur l’essor des grands empires sahéliens et sur les effets cumulatifs des trois traites esclavagistes. L’analyse se poursuit avec l’impérialisme du XIXe siècle et le partage du continent à Berlin, puis avec la décolonisation rapide après 1960 et les défis posés par des frontières héritées de l’époque coloniale. Enfin, l’ouvrage montre comment, depuis la fin de la Guerre froide, la réaffirmation des identités ethniques et l’importation de modèles politiques occidentaux ont engendré des tensions contemporaines qui structurent encore la vie politique africaine.
Cette œuvre séminale de Samuel Huntington propose un nouveau paradigme géopolitique pour l'après-Guerre froide, affirmant que les conflits majeurs ne sont plus idéologiques mais culturels. L'auteur définit les civilisations comme les entités collectives les plus vastes, structurées par la religion, l'histoire et la langue. Il observe un déclin relatif de l'Occident face à la montée en puissance de l'Asie et à la résurgence de l'Islam, créant des tensions aux lignes de fracture du globe. Le texte examine également le défi des pays "déchirés" qui tentent de changer d'identité culturelle, comme la Turquie ou la Russie. En conclusion, Huntington plaide pour que l'Occident préserve son héritage unique tout en renonçant à l'universalisme pour éviter une guerre mondiale entre blocs civilisationnels.
L’islam est-il une religion de paix ou de guerre ? Est-il réformable ? Pourquoi tant de musulmans semblent-ils attirés par l’extrémisme ? Et que signifient réellement des mots comme djihadisme et fondamentalisme ? Dans un monde déchiré par l’incompréhension et la violence, Sam Harris – athée célèbre – et Maajid Nawaz – ancien radical – montrent comment deux personnes aux convictions religieuses très différentes peuvent trouver un terrain d’entente et vous invitent à participer à une conversation dont l’urgence s’impose. « Quelle bouffée d’air frais que de lire un échange honnête et pourtant chaleureux entre Maajid Nawaz, islamiste devenu musulman libéral, et Sam Harris, le neuroscientifique qui défend un athéisme empreint de pleine conscience… Leur dialogue dissipe de nombreuses confusions qui empoisonnent le débat public sur l’islam. » – Irshad Manji, New York Times Book Review « Il est malheureusement rare, à n’importe quelle époque, de trouver un dialogue fondé sur les faits et la raison – et il est plus rare encore que des intellectuels musulmans et non musulmans parviennent à garder la distance critique nécessaire sur de grandes questions concernant l’islam. Ce qui fait de Islam and the Future of Tolerance une sorte de licorne… La plupart des conversations sur la religion sont marquées par l’incapacité des deux camps à s’écouter ; mais ici, enfin, se tient un véritable débat. » – New Statesman
L'Occident est engagé sur une pente qui pourrait bien lui être fatale à brève échéance. Il ne s'agit pas d'une prophétie mais d'un diagnostic sur l'état mental, moral, intellectuel de nos sociétés, sur le mal qui les ronge et qui détruit sous nos yeux un idéal humain auquel ont travaillé des millénaires d'histoire, de religion et de civilisation. L'Occident n'est pas menacé par le déclin de sa puissance relative face aux puissances émergentes qui le concurrencent dans un monde qu'il avait l'habitude de dominer sans partage. Le plus grand danger n'est pas dehors mais dedans, dans l'obstination d'une majorité des élites occidentales à penser que le progrès économique, scientifique et technique a changé la nature de l'homme et dans leur orgueil démesuré à croire qu'elles sont les architectes d'un Nouveau Monde où les leçons du passé n'ont plus aucune valeur. Ce n'est pas la première fois que l'idéologie de la table rase s'attaque à ce que la civilisation a construit pour canaliser les instincts sauvages qui demeurent éternellement au plus profond de la nature humaine. Ne pas prendre conscience de ce qui est en train de s'effondrer dans l'homme occidental, c'est laisser se tendre à nouveau le ressort des grandes tragédies. Et une fois que le ressort est tendu, la tragédie, implacablement, va jusqu'à son terme. Le but de ce livre : nous forcer à ouvrir les yeux avant qu'il soit trop tard.
L’Union européenne est en crise, une crise non seulement économique et institutionnelle mais aussi identitaire. Et les années à venir seront décisives pour sa survie en tant qu’acteur politique majeur. Qui parle de « crise identitaire » parle automatiquement de racines culturelles et religieuses. Dans le cas de l’Union, avoir les idéés claires exige de remonter un passé plus que millénaire. C’est dans cette perspective que ce livre s’inscrit en analysant l’importance de la république romaine tardive pour l’identité européenne du XXIème siècle. David Engels propose est une comparaison rigoureuse entre les évènements du monde romain du 1er siècle av JC et l’Europe actuelle. Plus simple d’accès que la grande étude d’Oswald Spengler (Le Déclin de l’Occident, Gallimard), cette comparaison se révèle stupéfiante et renferme certaines clés importantes pour comprendre de nombreux problèmes actuels.
Le tome 4 de la série C'était le XXe siècle d’Alain Decaux, publié en 1999. Ce volume couvre l’après-guerre (1947-1963), période de Guerre froide intense entre États-Unis et URSS. Alain Decaux, historien et conteur talentueux, raconte sous forme d’épisodes marquants les grands événements et drames qui ont mobilisé l’opinion mondiale : l’affaire de l’Exodus (survivants de la Shoah), la mort de Staline, la crise de Suez (1956), le détournement de l’avion de Ben Bella, l’insurrection de Budapest (1956), le 13 mai 1958 en Algérie, la crise des missiles de Cuba (1962) et l’assassinat de John F. Kennedy (1963). Écrit dans un style vivant et narratif, le livre mêle anecdote, analyse et émotion pour faire revivre ces moments décisifs qui ont failli plonger le monde dans une troisième guerre mondiale. Un regard captivant sur l’accélération de l’histoire au milieu du XXe siècle.
Aucune des histoires que contient ce livre n'aurait pu exister hors du climat né de la dernière guerre. Telle est la raison qui conduit Alain Decaux à qualifier celle-ci d'absolue. Qu'on en juge : responsables du massacre de la totalité des officiers polonais capturés en 1939, les Soviétiques en attribuent délibérément la responsabilité aux Allemands et soutiennent ce mensonge d'Etat pendant près de cinquante ans. En Allemagne, face au silence assourdissant qui entoure le génocide, c'est un SS qui tente de le dénoncer. Le truand Lafont recrute dans une prison les membres de la Gestapo française, tandis que le docteur Petiot, assassin de gens pourchassés par les Allemands, se campe à la Libération en héros de la Résistance. Ce n'est pas un collaborateur qui est à l'origine de l'arrestation de Jean Moulin, mais un résistant. Les savants qui ont fait éclater la première bombe atomique dans un désert s'acharnent pour qu'elle ne soit pas lancée sur le Japon...Dans ce volume : Katyn ou le mensonge, Mers el-Kébir, Monsieur Lafont, de la Gestapo française, Le SS qui hurlait contre le génocide, La tragédie du "Laconia", Jean Moulin : le piège de Caluire, Mussolini s'évade, Les chaudières du docteur Petiot, L'homme d'Hiroshima, Hiro-Hito : le grand combat pour la paix.
Fruit de son voyage aux États-Unis en 1831-1832, cette œuvre maîtresse d'Alexis de Tocqueville constitue l'une des analyses les plus profondes jamais consacrées aux démocraties modernes. Loin de se limiter à une description du régime américain, Tocqueville y élabore une véritable sociologie politique de la démocratie, saisie dans ses conditions d'existence, ses mœurs constitutives et ses contradictions internes. Son intuition fondamentale est que l'égalité des conditions constitue une révolution irrésistible qui transforme non seulement les institutions politiques mais l'ensemble des rapports sociaux, des croyances, des goûts et des habitudes. Ce mouvement vers l'égalité recèle des promesses incontestables – liberté politique, mobilité sociale, dignité individuelle – mais aussi des périls spécifiques que les théoriciens classiques n'avaient pas anticipés. Tocqueville forge le concept de « despotisme doux » pour désigner le risque qu'une société démocratique, éprise de bien-être et d'égalité, se laisse gouverner par un pouvoir tutélaire et bienveillant qui finit par éteindre l'énergie civique. Il identifie également la « tyrannie de la majorité » comme menace proprement démocratique sur les libertés minoritaires. Face à ces périls, il valorise les corps intermédiaires, les associations civiles, la pratique du jury et la religion comme remparts contre la centralisation despotique. Texte fondateur de la philosophie politique libérale, il reste d'une extraordinaire pertinence pour comprendre les tensions de la démocratie contemporaine.
Dans Empty Planet : Le choc du déclin démographique mondial (titre français : Planète vide), Darrell Bricker (chercheur social chez Ipsos) et John Ibbitson (journaliste) soutiennent que, contrairement aux craintes historiques de surpopulation, la population mondiale va bientôt culminer puis décliner rapidement (probablement vers 9 milliards au milieu du siècle, puis redescendre), sous l’effet d’une chute accélérée de la fécondité partout sur la planète – y compris dans les pays en développement. Ils prédisent des bénéfices (salaires plus élevés, meilleur environnement, moins de famines, plus d’autonomie pour les femmes) mais aussi de graves défis : vieillissement massif, pénuries de main-d’œuvre, tensions sur les retraites et la santé, et risques économiques en Europe/Asie déjà visibles. Les auteurs insistent sur l’importance de l’immigration et de l’ouverture pour atténuer ces chocs, notamment pour les États-Unis et le Canada. Le livre est optimiste sur le potentiel à « façonner » cet avenir, basé sur des enquêtes de terrain et des données démographiques, et critique les projections de l’ONU jugées trop élevées. Le ton est provocateur et accessible, avec un fort accent sur les implications géopolitiques et sociétales.