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Ouvrages de tous horizons, avec une attention particulière et assumée pour la pensée de droite
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Cet ouvrage de référence propose une histoire narrative et une analyse conceptuelle exhaustive du fascisme européen entre 1914 et 1945. L'auteur y développe une définition tripartite, articulée autour de l'idéologie, des négations et du style, pour identifier le fascisme comme une forme révolutionnaire d'ultra-nationalisme visant la renaissance nationale (palingénésie) par le biais du vitalisme et de la violence. En retraçant ses racines dans la crise culturelle du « fin de siècle » et la brutalisation politique issue de la Grande Guerre, Payne compare les régimes d'Italie et d'Allemagne avec les mouvements d'autres pays, tout en distinguant soigneusement le fascisme pur des autres droites autoritaires. Il conclut que le fascisme fut un phénomène historique spécifique, principalement propre aux « nations nouvelles » en quête de puissance impériale, dont le projet s'est effondré avec sa destruction militaire totale en 1945, ne laissant place après-guerre qu'à des formes marginales de néofascisme.
Umberto Eco, qui a grandi sous le régime de Mussolini, propose une analyse pragmatique et alerte plutôt qu'une définition rigide : le fascisme n'est pas une idéologie cohérente comme le nazisme, mais un phénomène flou, contradictoire et adaptable, qu'il nomme « Ur-fascisme » ou « fascisme éternel ». Basé sur son expérience personnelle et une observation des traits récurrents, il dresse une liste non exhaustive de 14 caractéristiques typiques. Ces traits, souvent contradictoires et présents dans d'autres despotismes, n'ont pas tous besoin d'être réunis : il suffit qu'un ou plusieurs se combinent pour que le risque fasciste émerge, même sous des masques innocents dans les démocraties modernes. Eco conclut que les sociétés ne sont pas immunisées et doivent rester vigilantes face à ces dérives insidieuses.
Ce texte propose une critique acerbe de l'intelligentsia française, accusant de nombreuses figures intellectuelles de complaisance envers l'antisémitisme et le fascisme. L'auteur déconstruit les trajectoires de penseurs célèbres comme Sartre, Beauvoir, Ricoeur ou Foucault, révélant leurs ambiguïtés sous l'Occupation ou leur soutien à des régimes théocratiques. Il explore la généalogie d'un antisémitisme structurel à gauche, prenant racine chez Marx et les socialistes du XIXe siècle pour aboutir à l'islamo-gauchisme contemporain. Onfray dénonce également le négationnisme de Roger Garaudy et les dérives de la déconstruction, qu'il juge responsables d'une haine renouvelée envers l'État d'Israël. En soulignant les contradictions de ces « maîtres à penser », l'ouvrage appelle à une relecture sans concession de l'histoire politique et philosophique moderne. Cette analyse vise à démontrer comment une certaine élite a systématiquement occulté ses propres compromissions morales pour préserver sa domination culturelle.