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Ouvrages de tous horizons, avec une attention particulière et assumée pour la pensée de droite
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«"Il est aujourd’hui plus facile d’imaginer la fin du monde – écrivait le philosophe américain Fredric Jameson – que celle du capitalisme." On ne saurait mieux résumer le paradoxe de notre temps.» Dans ce livre à l’ironie mordante, Jean-Claude Michéa décortique les implications morales et matérielles du capitalisme, et montre les dangers de ce système doublement destructeur pour l’environnement et le lien social. Il devient donc urgent de renoncer au mythe du progrès et de prendre en compte les aspirations des classes populaires pour en finir avec ce système dépassé. Une réflexion stimulante, qui synthétise de nombreuses idées de la pensée anticapitaliste actuelle et évoque des pistes pour reconstruire une société viable. L’espoir d’un monde décent est encore possible.
In this New York Times bestseller, a young and successful entrepreneur makes the case that politics has no place in business, and sets out a new vision for the future of American capitalism. There’s a new invisible force at work in our economic and cultural lives. It affects every advertisement we see and every product we buy, from our morning coffee to a new pair of shoes. “Stakeholder capitalism” makes rosy promises of a better, more diverse, environmentally-friendly world, but in reality this ideology championed by America’s business and political leaders robs us of our money, our voice, and our identity. Vivek Ramaswamy is a traitor to his class. He’s founded multibillion-dollar enterprises, led a biotech company as CEO, he became a hedge fund partner in his 20s, trained as a scientist at Harvard and a lawyer at Yale, and grew up the child of immigrants in a small town in Ohio. Now he takes us behind the scenes into corporate boardrooms and five-star conferences, into Ivy League classrooms and secretive nonprofits, to reveal the defining scam of our century. The modern woke-industrial complex divides us as a people. By mixing morality with consumerism, America’s elites prey on our innermost insecurities about who we really are. They sell us cheap social causes and skin-deep identities to satisfy our hunger for a cause and our search for meaning, at a moment when we as Americans lack both. This book not only rips back the curtain on the new corporatist agenda, it offers a better way forward. America’s elites may want to sort us into demographic boxes, but we don’t have to stay there. Woke, Inc. begins as a critique of stakeholder capitalism and ends with an exploration of what it means to be an American today – a journey that begins with cynicism and ends with hope.
Quand les philosophes pensent, ils oublient, le plus souvent, de penser à leur corps et surtout à ce qu'ils y accumulent lorsqu'ils mangent. Pourtant, entre la pensée et la panse, il existe un réseau complexe d'affinités et d'aveux que la réflexion aurait tort de négliger : Diogène aurait-il été cet adversaire de la civilisation et de ses usages sans son goût pour le poulpe cru ? Le Rousseau du {Contrat social} aurait-il fait l'apologie de la frugalité si ses menus ordinaires ne s'étaient composés que de laitages ? Sartre lui-même, dont les cauchemars sont emplis de crabes, n'a-t-il pas, sa vie durant, payé - dans l'ordre de la théorie - son aversion pour les crustacés ? Dans cet essai résolument nietzschéen, Michel Onfray a donc choisi de redonner une dignité philosophique au cabillaud, au potage à l'orge, au vin, à l'andouillette, au café aromatisé ou à l'eau de Cologne qui sont - de Fourier à Marinetti, et de Kant aux existentialistes - les chemins improbables du gai savoir. Critique de la raison diététique ? Ebauche d'une "diététhique" ? Il s'agira d'abord, dans ce livre, de surprendre l'instant, et l'aliment, à partir duquel le corps rattrape l'esprit et lui dicte sa loi.
Et si l'histoire des femmes ne se réduisait pas à une longue chronique de l'oppression patriarcale? Prenant le contre-pied d'une pensée féministe répandue, Christopher Lasch montre le caractère paradoxal de l'émancipation des femmes et insiste sur le rôle qu'elles ont joué dans leur propre soumission : croyant se libérer du patriarcat traditionnel, elles se sont en réalité assujetties à un nouveau paternalisme, celui de la société de consommation et de l'État libéral. Proposant une réflexion solide sur la désintégration de la famille contemporaine, ce recueil d'articles, composé de la main de l'auteur peu de temps avant sa mort, constitue une excellente introduction aux grands thèmes de la pensée de Lasch.
Publié en 1967, La Société du spectacle de Guy Debord reste l’un des textes les plus incisifs de la critique du XXe siècle. Cofondateur de l’Internationale situationniste, Debord y pose une thèse radicale : dans les sociétés modernes, la vie sociale s’est décomposée en une immense accumulation de spectacles. Les rapports humains authentiques ont cédé la place à leur représentation marchande. Le spectacle n’est pas seulement l’ensemble des images télévisées, mais une logique structurante qui convertit l’existence vécue en existence représentée, et l’individu actif en consommateur passif. Cette aliénation s’étend à tous les domaines : travail, loisir, amour, politique et culture. Prolongeant Marx, Debord substitue à l’accumulation des marchandises celle des représentations. Contre cette emprise, il prône le détournement, la dérive et la construction de situations révolutionnaires. Ouvrage fondateur du situationnisme, il demeure une référence essentielle pour comprendre et critiquer la société du spectacle et la démocratie médiatique.
Dans Empty Planet : Le choc du déclin démographique mondial (titre français : Planète vide), Darrell Bricker (chercheur social chez Ipsos) et John Ibbitson (journaliste) soutiennent que, contrairement aux craintes historiques de surpopulation, la population mondiale va bientôt culminer puis décliner rapidement (probablement vers 9 milliards au milieu du siècle, puis redescendre), sous l’effet d’une chute accélérée de la fécondité partout sur la planète – y compris dans les pays en développement. Ils prédisent des bénéfices (salaires plus élevés, meilleur environnement, moins de famines, plus d’autonomie pour les femmes) mais aussi de graves défis : vieillissement massif, pénuries de main-d’œuvre, tensions sur les retraites et la santé, et risques économiques en Europe/Asie déjà visibles. Les auteurs insistent sur l’importance de l’immigration et de l’ouverture pour atténuer ces chocs, notamment pour les États-Unis et le Canada. Le livre est optimiste sur le potentiel à « façonner » cet avenir, basé sur des enquêtes de terrain et des données démographiques, et critique les projections de l’ONU jugées trop élevées. Le ton est provocateur et accessible, avec un fort accent sur les implications géopolitiques et sociétales.