L'œuvre magistrale de Raymond Aron, L'Opium des intellectuels, publiée initialement en 1955. L'auteur y analyse avec finesse la fascination d'une certaine classe pensante pour les idéologies marxistes et les régimes soviétiques. À travers une déconstruction rigoureuse, il examine les mythes politiques de la « Gauche », de la « Révolution » et du « Prolétariat » qui structurent le débat intellectuel français. Aron souligne l'aveuglement de ses pairs face aux crimes totalitaires, au nom d'une prétendue nécessité historique ou d'une religion séculière. En opposant la réalité des faits aux constructions doctrinales, l'ouvrage explore l'aliénation de l'intelligentsia dans sa quête de sens politique. Cette réflexion demeure une critique essentielle du fanatisme idéologique et de la responsabilité morale des intellectuels dans la cité.