Cet essai présente une philosophie de l'histoire où les civilisations sont traitées comme des organismes vivants soumis à un cycle naturel de croissance et de déclin. L'auteur oppose radicalement la culture Faustienne de l'Occident, définie par sa soif d'infini et d'espace, à la culture Apollinienne de l'Antiquité, centrée sur le corps et le moment présent. Il analyse comment chaque société développe ses propres symboles mathématiques, artistiques et religieux pour exprimer son âme unique face à la mort. Le texte explore également la transition inévitable vers la Civilisation, phase finale marquée par l'urbanisation massive, la domination de l'argent et l'émergence du Césarisme. Spengler affirme que la science et la démocratie sont des phénomènes éphémères qui s'effacent devant une seconde religiosité lors de l'hiver d'une culture. En somme, l'œuvre propose une méthode morphologique pour anticiper le destin des peuples à travers l'étude comparative des grandes cultures mondiales.